Ink’.

28 octobre 2009

- Présentation
C’est quelques morceaux d’histoire d’un monsieur Personne, tutoyant sa 21ème année à l’heure actuelle. Sur les deux enfants que ses parents ont faits, il est le dernier. Il est étudiant en game-design, chanteur et parolier dans un groupe de Musique, dessinateur aux heures perdues. Ah, et on l’appelle Ink’.

-Quelle est votre plus grande peur ?
J’en ai plusieurs, parce qu’il y a plusieurs types de peur. Y a les types un peu anxiogènes, genre je suis hyper mal à l’aise dans les endroits où y a beaucoup de gens, encore plus si l’espace est confiné, style métro en heure de pointe. Mais je n’ai pas peur des espaces confinés, ni de la foule, il faut que les deux soient ensemble. J’ai aussi une fâcheuse tendance à vibrer dans mes pompes quand il y a un criquet, ou autre insecte qui saute dans les parages, mais ça doit être comme tout l’monde, la peur de la surprise. Ma vraie grosse trouille, c’est les marionnettes. Comment on peut rester de marbre face à des artefacts à qui l’on donne vie seulement avec nos mains, à qui l’on prête notre voix ? C’est flippant. Les Minikeums m’ont traumatisé, et les Guignols c’est limite. Mais, honnêtement, ce qui implique une peur rationnelle aujourd’hui, c’est l’avenir. Point de discours sociopolitique, mais vu la tournure des choses, l’optimisme manque à l’appel, et ne présage rien de bon. L’inconnu fait peur, mais quand on l’imagine sombre…

- De quoi rêviez-vous étant enfant ?
En partant du postulat que l’enfance ne se délimite que par l’âge et l’inconscience de certaines choses, et qu’on voit par « rêve » une course après l’arc-en-ciel, je pense avoir eu des rêves formateurs. J’suis surement passé par ma phase « Je veux être Brandon des Power Rangers », ou bien « je veux sauter de buildings en buildings comme Spider-Man », comme à peu près 100% des garçons âgés de 4 à 8 ans et bercés par TF Jeunesse (voire Club Dorothée, mais je ne sais pas si je peux me permettre ce coup de vieux). J’ai eu ma phase « Je veux faire des films incroyables », et je me rappelle d’ailleurs très bien faire des répétitions avec des copains, dans mon garage ou dans mon jardin le mercredi. La plus importante phase, j’ai du mal à la quitter. C’est celle de « Vivre une vie de bohème, sans foi ni loi, sans attache ni accroche, voyager dans mon pick-up dégueu, jouer de la guitare sous les sapins, fumer de l’herbe et me soucier uniquement de choper des boites des conserves, loin de cette société merdique ». Triste supériorité du système, je ne sais même pas jouer de la guitare, puis, quand bien même, ceux qui vivent comme ça finissent par aller en prison. Mais, vous savez quoi ? Mon plus grand rêve, c’est de pouvoir encore rêver comme un enfant.

- Pour quelle raison seriez-vous prêt à tuer quelqu’un ? Pour quelle raison seriez-vous prêt à donner votre vie ?
Vaste question. Premièrement : Je suis très sélectif dans mes proches. Bien sûr, il faut se socialiser un minimum, mais les gens à qui je cède une place dans mon cœur tiennent facilement sur mes dix doigts. Alors, si quelqu’un vient à faire du mal à l’une de ces personnes, je pourrais tuer. Sans hésitation. Mais je ne le souhaite pas. Tuer pour tuer, ça revient à être quitte. Or, il faut toujours des intérêts sur les souffrances causées. Et donc jouer avec ce qu’il y a de pire que la mort.
Deuxièmement : Prêt à donner ma vie ? Même raisonnement. Je n’hésiterai pas à mourir pour quelqu’un que j’aime. Mais, ce dernier raisonnement est bancal. Est-ce que je peux infliger à quelqu’un que j’aime de vivre avec la douleur de se dire qu’il aurait dû mourir à ma place ? Que je n’aurais jamais dû me sacrifier pour lui ? C’est pourquoi ce genre de réflexion ne peut jamais être objectif. Ce que l’on va penser juste pour une cause peut s’avérer lui faire du tort. Cf. le fanatisme religieux, dans un registre quasi-similaire. Puis, honnêtement, y a-t-il des raisons toujours altruistes à ce genre d’acte ? Comment doit-on réagir par exemple, si on nous dit « Tue ton père, sinon ta mère meurt » ? Ca ferait un bon troisièmement, mais le bac de philo m’a suffi…

- Vous sentez-vous libre ? Dans votre vie de tous les jours, de quoi ne pourriez-vous pas vous passer ?
La liberté dont je jouis est uniquement celle que l’on me laisse. De même, je ne peux me passer que de quelques futilités qui nous sont autorisées. La Liberté, mes amis, n’est qu’une utopie.

- Quel est, d’après vous, le sens de la vie ?
Le sens de la vie est unique, et se dirige vers la Mort. Après cette note positive, tâchons de pousser un peu la réflexion. Le sens de la vie est comme je l’ai dit unique, mais ça veut pas dire qu’il est le même pour nous tous. Ce que je veux dire, c’est que sur cette voie où nous sommes a priori seuls, nous pouvons anticiper le chemin de différentes manières, en choisissant le chemin facile sans grand mérite, ou bien le chemin hardcore, dont on peut grave se la péter en sortant. Des fois, on n’a pas le choix. Des fois, le chemin est expéditif. Agissons pour que la promenade ne soit pas trop désagréable, en rencontrant des gens, vivant des expériences mémorables, et dans le meilleur des cas, claquer pendant une sieste devant Des Chiffres et des Lettres. Amen.

- Souhaitez-vous ajouter quelque chose pour finir ?
Oui.

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